Compte-rendu du Dîner républicain du 12 septembre

De Corinne de Tscharner, membre de l’ASE

13 septembre 2018

L’introduction de Mme Herrmann a idéalement ouvert la discussion et nous a appris beaucoup de choses – ignorées ou tues – de notre histoire nationale récente ; ses informations montrent tout le travail encore à faire pour dépasser le mythe du XIXe siècle et rectifier les illusions d’une Suisse toujours consensuelle. Dommage que l’école n’ose pas aborder de tels sujets et que les traités des historiens soient au-delà des capacités de lecture, voire de compréhension, de la plupart de nos concitoyens.

Tout cela pour dire que l’association « La Suisse-en-Europe a une tâche important de vulgarisation – intelligente et honnête – pour contrecarrer les affirmations simplistes de certains ! Je mesure l’immensité de la tâche, mais la détermination d’un petit groupe est à même de changer l’opinion dominante (cf les débuts de la NSH- NHG au cours du XIXe siècle, et l’exemple d’Ulrich Ochsenbein, qui a été un élément essentiel dans la formation de la Suisse actuelle et, notamment, dans la rédaction de la Constitution fédérale de 1848.). Je sais qu’il n’est pas facile de se faire entendre du public ET de la presse quand on veut aller à contre-courant des idées reçues ; c’est d’autant plus difficile qu’in casu il faut repartir du degré zéro de connaissance (les candidats à la naturalisation suisse en savent davantage que les citoyens suisses de naissance !).

Le Groupe de Genève de la NSH a déposé, il y a quelques années maintenant, une pétition au Grand Conseil invitant l’Instruction publique à soigner l’enseignement de l`Histoire suisse ; la pétition a été acceptée par le législatif à une confortable majorité et transmise à la Conseillère d’Etat compétente, Mme Emery Torracinta. Je n’ai pas de nouvelle de cette démarche, mes liens avec le Groupe NSH s’étant, entre-temps, distendus.

Compte-rendu de Corinne de Tscharner en pdf

Comtpe-rendu de Thomas Cottier (en allemand)